Txalaparta. Quésako vous direz-vous ? Il s'agit d'un instrument de musique basque. D'ailleurs, peu de gens me semble t-il ont connaissance de l'existence d'instruments de musique typiquements basques. Si l'on devait définir cet instrument original, on pourrait dire que la Txalaparta, c'est le son qu'on reproduit sur cet instrument si primitif et si moderne qui n'a même pas de nom : 4 épaisses planches de bois, de différentes essences, et sur lesquelles les musiciens, face à face, frappent de leurs bâtons.
Txalaparta, c'est aussi une onomatopée poétique qui évoque le galop du cheval. C'est le rythme de base à partir duquel les musiciens vont pouvoir se livrer aux plus acrobatiques improvisations, le rythme sur lequel ils se retrouveront pour repartir vers de nouvelles escapades. Et c'est ainsi une époustouflante
polyrythmie et polyphonie qu'ils parviennent à tirer, tout en subtilité, de ces quatre planches de bois. Cet instrument a inspiré Josean, l'un des poètes
Txalaparta, c'est l'écho d'un silence, silence rendu explicite : la solitude de la vallée soudain percée par le galop du cheval solitaire, le silence et la quiétude deviennent explicites. L'instrument est femelle mais son chant est mâle. La verticalité frappant l'horizontalité, le mouvement parcourant l'immobilité. Le mâle accouplant la femelle, la pluie désaltérant la sécheresse du sol, le temps gagnant de l'espace ... txalaparta.
Ttukun, ttukun, ttukun kun, kun ttukun... tturrukuttun